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Les Français retournent en cuisine, et ça leur plaît.  Ce sont en effet les classes les plus aisées qui, pour l’heure, apprécient le plaisir de mijoter de bons petits plats.

 

Cuisine et plaisir ? Un discours à nuancer en effet. Si la cuisine est un plaisir chez les plus aisés, elle reste synonyme de corvée chez les plus modestes : en effet les personnes vivant seules sont les plus susceptible à vouloir passer le moins de temps possible en cuisine.

D’où vient ce fossé ? Il s’agirait plutôt d’un décalage temporel selon Laurence Haurat( Psychologue Nutritionniste et consultante communication), qui rappelle que dans l’alimentation, les classes les moins aisées sont toujours en retard a ce que les plus aisés peuvent déjà faire.

Il faut savoir maîtrisé le coût est le contenue de son assiette , cuisiner, c’est aussi dépenser moins. Nutritionnellement et économiquement parlant, le fait maison est toujours gagnant

Cuisiner permet donc de maîtriser le coût de son l’assiette, mais aussi son contenu. Acides gras, huile hydrogénée, OGM, sirop de fructose, de glucose… Grâce aux médias, nous sommes aujourd’hui de plus en plus berner par le contenu des produis transformés… et de ses éventuels méfaits sur notre santé.

« Nous avons mené assez loin le fait de transformer les aliments, si bien qu’aujourd’hui, nous vivons dans un environnement alimentaire très anxiogène, explique la psychologue. Car l’on a complètement perdu la maîtrise, la traçabilité de ce que nous mangeons. Le seul moyen de retrouver le semblant d’une maîtrise, c’est de cuisiner avec amour et plaisir des produits sain est équilibré. »

La cuisine propose en outre, la possibilité d’interprétation personnelle, ajoute Laurence Haurat. Ce qu’il y a de magique dans la cuisine, c’est qu’avec les mêmes gestes, les mêmes ingrédients, le résultat est, en fonction de chacun, toujours différent en forme ou en goût. » La cuisine devient alors un lieu de réalisation personnelle de soie, mais aussi de créativité et de plaisir, de partage et d'echange, car la véritable jouissance arrive lorsque l’on parvient à se libérer des techniques de base(improvisation, arrangement).

Réjouissons-nous de ce retour au plaisir de cuisiner. « En cuisine, il faut réfléchir, choisir ses ingrédients, lire une recette, éplucher, râper, faire mijoter. Tout ce processus contribue au fait de se sentir nourri. On se nourrit du plaisir de préparer, d’être en contact avec les aliments, de les sentir, les toucher, les goûter.

Autant de sens qui contribuent à nous rassasier », conclut Laurence Haurat, dont l’un des incontournables conseils fait à ses patients est de renouer avec le fait maison.